Lecture de plaques arrière : opportunités, contraintes et solutions

Les progrès technologiques rendent enfin la lecture arrière fiable et performante

La lecture automatisée des plaques d’immatriculation (LAPI) s’est imposée comme un outil incontournable pour l’identification et le suivi des véhicules.
Mais si la lecture avant est historiquement privilégiée, la lecture arrière est longtemps restée une alternative complexe et moins performante.

Pourquoi ? Et surtout, pourquoi ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui ?

Pourquoi la lecture de plaques avant a longtemps été privilégiée

La lecture automatisée des plaques d’immatriculation (LAPI) est devenue depuis 20 ans, et plus encore ces dernières années, un outil technologique incontournable pour l’identification et le suivi des véhicules pour les exploitants de Parkings et d’Autoroutes, les forces de police, les villes, les aéroports, les universités etc.

Historiquement, c’est plutôt sur l’avant que les caméras ont été déployées en raison de meilleures performances obtenues sur les plaques avant des véhicules. Ceci tient principalement à quatre caractéristiques :

  • Sur les sites contrôlés au moyen de barrières, celles-ci séparent les véhicules les uns des autres et permettent donc une meilleure vision des plaques, qui plus est à l’arrêt, donc avec un positionnement dans l’espace qui est toujours le même.
  • Le séquencement par les barrières permet une synchronisation plus facile avec les autres dispositifs éventuellement présents (classification des véhicules, détection des fraudes etc.).
  • Les plaques avant, fixées sur la calandre des véhicules sont bien visibles et présentent un rapport signal/bruit plus favorable en l’absence notamment d’autres signaux parasites ou d’effets d’obstruction des plaques.
  • Les possibilités d’implantation des capteurs en lecture avant sont plus variées, avec notamment la possibilité d’avoir une certaine distance entre les caméras et les plaques et, par conséquent, de réduire les angles.

Les limites de la lecture de plaques arrière

Les plaques arrière, a contrario :

  • Doivent être lues à la volé car la longueur d’un véhicule est variable et que la barrière ne permet pas de positionner la plaque de manière certaine.
  • Sont souvent masquées par le véhicule qui suit le véhicule contrôlé.
  • Sont généralement enfoncées dans le châssis du véhicule générant ainsi toutes sortes d’inconvénients nuisant à leur visibilité : ombres portées par le châssis sur la plaque, masquage partiel ou total par les éléments surplombant du châssis sur les véhicules utilitaires ou les boules de traction sur les véhicules privés etc.
  • Elles sont généralement en moins bon état et plus sales.
  • Sur les poids lourds, de nombreux signaux parasites sont présents sur l’arrière et nuisent à la bonne localisation des plaques (signaux de vitesse, marquages divers etc.).
  • Par définition, la lecture par l’arrière impose un réglage à très courte distance, donc des angles très marqués, d’une part pour éviter le masquage par le véhicule suivant, et d’autre part parce qu’en entrée de site mettre trop de distance entre la caméra et les véhicules imposerait de positionner la caméra en dehors du site, sur un espace n’appartenant éventuellement pas à l’exploitant.
  • Cette lecture à très courte distance et avec des angles élevés, se fait nécessairement à la volée et sur un nombre d’images par conséquent beaucoup plus réduit que sur l’avant.
  • Les angles introduisent en outre des contraintes spécifiques liées d’une part à la déformation des caractères et d’autre part à la difficulté d’éclairer les plaques de manière homogène la nuit.
  • Enfin la synchronisation avec les autres dispositifs présents sur les voies de circulation devient particulièrement complexe et peu efficace.

 

Illustration des difficultés spécifiques de lectures sur l’arrière des plaques d’immatriculation et des performances obtenues malgré tout grâce aux capteurs LAPI SURVISION de nouvelle génération (plaque lue correctement, mais caractères masqués afin de ne pas permettre l’identification du véhicule)

Pourquoi ces contraintes n’étaient pas évitables

Pour toutes ces raisons, l’implantation privilégiée a toujours été sur l’avant et la lecture des plaques arrière n’a été utilisée que lorsque les contraintes d’exploitation ne laissaient pas le choix. Ces contraintes étaient généralement incontournables et résultaient de facteurs sur lesquelles les exploitants n’avaient pas de prise :

  • Juridictions n’imposant pas de plaques à l’avant des véhicules comme dans la plupart des Etats des Etats-Unis.
  • Nécessité de contrôler les motos.
  • Besoin de contrôler les remorques des camions en complément des tracteurs.

En conséquence, si un capteur LAPI implanté sur l’avant de manière standard fournissait des performances très élevées, les installations sur l’arrière ont longtemps présenté une sous-performance variable (en fonction notamment de la proportion de poids lourds et de motos), mais toujours significative. Cette sous-performance a nui notamment à l’usage des technologies LAPI dans les pays où les véhicules ne sont équipés que de plaques à l’arrière.

Une rupture technologique récente

Ce frein majeur au développement de ces technologies pourtant si utiles pour tout un tas de sites et de métiers, est en train de disparaître grâce aux progrès faits par les technologies LAPI.

SURVISION, constatant les difficultés rencontrées par ses clients sur la lecture arrière, notamment les exploitants de parkings et les exploitants d’autoroutes, a mis au point ces dernières années une technologie permettant des implantations sur l’arrière (avec les contraintes associées), sans sacrifier les performances. La combinaison de caméras autorisant des implantations physiques à très courte distance, grâce à des choix optiques adaptés, l’adoption d’une puissance de traitement autorisant des technologies IA beaucoup plus poussées, et surtout la mise au point de modèles d’IA spécifiquement adaptés aux contraintes de la lecture arrière (peu d’images, des déformations extrêmes et des perturbations visuelles nombreuses) ont permis de faire progresser de manière spectaculaire les performances de lecture des plaques minéralogiques sur l’arrière.

Des performances de lecture arrière désormais comparables

Le modèle « EXA » des caméras de génération 5 de SURVISION, mis sur le marché au printemps 2026, est le résultat de ces recherches. Il permet enfin aux exploitants de bénéficier de performances similaires à celles obtenues sur l’avant, même lorsque leurs installations requièrent l’implantation des caméras LAPI sur l’arrière. Une petite révolution dans le monde du LAPI et une très bonne nouvelle, notamment pour les pays dans lesquels l’implantation des caméras uniquement sur l’avant n’est pas une option possible.

  Modèle standard Modèle EXA
Taux de détection 97,37% 98,77%
Taux de bonnes lectures 94,20% 98,08%

Comparaison des performances LAPI d’une caméra standard et d’une caméra EXA, implantées sur l’arrière, avec des angles extrêmes, à très courte distance, en voie de péage (France, avec forte proportion de véhicules d’autres pays)

Mais ces améliorations technologiques trouvent aussi un usage particulièrement pertinent lorsque les exigences d’exploitation sont telles qu’il faut atteindre des performances d’identification des véhicules proches de 100%, notamment pour les installations sans ticket, voire sans barrière. L’usage combiné d’une caméra avant standard et d’une caméra arrière EXA à courte distance, permet alors de se rapprocher de cet objectif ultime dont dépend l’économie des installations free-flow, comme l’ont démontré des tests récemment effectués par SURVISION sur des installations autoroutières.

  Lecture avant seule Lecture arrière seule Lecture combinant l'avant et l'arrière
Taux de détection 99,72% 98,77% 100%
Taux de bonnes lectures 98,90% 98,08% 100%

Comparaison des performances LAPI en lecture avant seule, arrière seule et combinant les deux lectures, en voie de péage (France, avec forte proportion de véhicules d’autres pays).

Conclusion

La lecture arrière, longtemps considérée comme une solution de second choix en raison de contraintes techniques majeures, devient aujourd’hui une alternative pleinement viable grâce aux avancées récentes en matière de capteurs et d’intelligence artificielle.

Elle ouvre désormais la voie à de nouveaux usages et à des architectures plus flexibles, tout en atteignant des niveaux de performance comparables, voire complémentaires, à la lecture avant.

 
 
 
 
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